Pour ce nouvel article, j’ai décidé de vous proposer quelque chose de totalement objectif avec des arguments irréfutables sur la bonne idée de s’expatrier au Mexique. D’ailleurs, un article sur la BBC indique que le Mexique serait la 2ème meilleure destination pour les expats, juste après le Panama. D’ici la fin de votre lecture, vous n’aurez donc qu’une envie : faire vos valises pour venir rejoindre une compagnie de mariachis. Le chapeau vous va si bien !
Premièrement, le Mexique, c’est un pays qui cherche à s’améliorer. S’il avait un compte Instagram, il dirait des trucs du style : « en route pour devenir le meilleur de moi-même », ou autre connerie dans le genre. Attendez, j’ai des preuves. Quand je suis arrivée en octobre, pour aller au taf, je devais marcher 8 minutes pour prendre le bus, un bus qui faisait des grands détours pour déposer les braves travailleurs comme moi. Du coup, le bus était tout le temps blindé, même à 7h du matin. Un mois après ils ont dit : « ok, on va faire deux lignes de bus ». Du coup, le bus était trop vide. Alors un mois après, ils ont dit : « ok, on va aller chercher les gens plus loin ». Et c’est ainsi que dès décembre, j’ai pu prendre le bus devant chez moi et avoir une place assise. N’est-ce pas merveilleux ? Une bonne journée commence par une place assise dans le bus.
Aussi, pour aller faire des courses, y’avait des petits magasins mais je ne trouvais pas tout donc je devais prendre un Uber pour aller au supermarché du quartier à côté. Et bin vous savez quoi ?? En trois mois ils ont construit un grand supermarché. J’ai pu aller m’acheter mon petit saumon à 5min à pied de chez moi pour Noël ! Je vous le dis : la vie s’arrange !
Et actuellement, ils sont en train de préparer un train qui va relier tout le Mexique !! Je pourrais aller à Mexico city en 1h30 !
Deuxièmement, ce que j’aime au Mexique, bin, c’est super beau !! C’est tellement grand que tu en as pour tous les goûts…la mer, la montagne, la ville, les petits villages qu’ils appellent « pueblos magicos »… je ne sais pas pourquoi ils sont magiques mais ils sont kikis quand même. Même la capitale de 22 millions d’habitants a son charme. Bon, pas tous les quartiers non plus mais là où c’est moche on n’y va pas !
Troisièmement, même si j’ai encore de nombreuses lacunes dans ce domaine, ce que j’aime le pluuuuuuuuuuuuuus c’est l’espagnol mexicain ! Y’a l’espagnol, et y’a le mexicain. C’est deux langages totalement différents. Une fois, je parlais à un gars à la bachata et il ne comprenait pas ce que je lui disais. Je lui répète le mot 120 fois. Je lui explique le mot. Et là, coup de génie, il comprend. Il me regarde et il me dit : « mais c’est de l’espagnol ça. » Dans ma tête m’est venue cette question que j’ai su taire grâce à mon discernement : « MAIS FREROT TU PENSES QUE TU PARLES QUELLE LANGUE EN FAIT ??? ». C’est là où mon monde hispanophone s’est écroulé : moi qui me considérais quasiment trilingue, voilà que je devais recommencer mon apprentissage linguistique dès le début ! Mais les Mexicains sont patients et bienveillants : un gars m’a dit que je savais bien conjuguer les verbes ! Ça fait plaisir (c’est grâce à Bad Bunny, mais vous le savez déjà). Mais en fait, ça, qui l’eut-crû, mais c’est la partie facile la conjugaison. Maintenant, il faut que j’apprenne le mexicain, c’est-à-dire utiliser des mots et expressions qui n’existent qu’au Mexique et qui viennent souvent de leurs langues locales. Je vous donne des exemples :
- « dominguear »: ça vient de « domingo », dimanche en français. Ils ont fait d’un jour de la semaine un verbe ! C’est des génies ! ça résume l’action de ne rien faire les dimanches, de profiter du dimanche. On n’a pas de traduction dans aucune autre langue d’après mes recherches linguistiques poussées (y’en n’a pas en français ni en anglais XD). J’adore ce verbe ! Je vis pour dominguear tous les jours.
- « apapacho »: c’est un mot plus fort qu’« abrazo » qui veut dire câlin. C’est genre un gros gros câlin ! Ils disent que ça veut dire « embrasser ou caresser avec l’âme ». Même le mot il est tellement mignon que tu as envie de lui faire un câlin.
- « papalote »: (prononcez le dernier « e » comme un « é ») ça veut dire cerf-volant !
- « fresa »: je sais que vous avez appris les fruits et les légumes sur Duolingo et donc vous savez que ça veut dire fraise… mais saviez-vous qu’on utilise ce terme pour désigner les personnes snobs ? « Ouais les parisiens ils sont trop fraises » !
- « echarse un taco d’ojo » : littéralement ça veut dire que « tu te prends un taco d’œil », c’est pour dire « se rincer l’œil » !! Les gars, ils aiment tellement les tacos qu’ils en font des expressions. C’est comme j’ai vu qu’en France, en ce moment, pour dire « ouah le beau gosse » les jeunes disent « ouah le pain ». Ou si c’est un endroit avec des gens magnifiques ils disent : « la boulangerie est ouverte ». Bin voilà, au Mexique, ils diraient : « regardez le bon taco ! », « la taqueria est ouverte ! ».
D’ailleurs je vais dire un truc qui n’a rien à voir mais vous connaissez mes disgressions débiles… Cette année avec les CE2, on avait fait une correspondance avec les élèves de ma pote qui est prof à la Ricamarie (coucou Sonia !!) (La Ricamarie est une ville proche de St Etienne – pour mes lecteurs non Stéphanois), c’était pratique vu qu’elle avait aussi des CE2. Dans une lettre on a demandé aux gosses de décrire leur ville et les enfants de la Ricamarie ont dit que dans leur ville il y avait une boulangerie, une école… et un vendeur de tacos !! Mes enfants étaient CHOK-BARS !! Voilà c’est tout.
Bref, je m’en arrête là pour la partie linguistique, si vous connaissez d’autres mots ou expressions je suis preneuse. Pour l’instant je n’ai pas trop réussi à caser papalote et echarse un taco de ojo ! C’est fou. ET je propose qu’on invente une nouvelle expression sur la raclette. Je vous propose : « rendre la pareille à raclette » !!!! Hilarant.
D’autres idées ?
Quatrièmement, ce que j’aime aussi ici, et plus particulièrement à Querétaro, c’est que tu trouves absolument des magasins de TOUT, et même de tout ce que tu ne veux pas. Une fois, je me suis baladée dans un quartier et j’ai vu : un vendeur de selles de cheval, un vendeur de cuillères (à soupe et à café – la folie), un vendeur de cactus, un vendeur de bottes de foin (incroyable, j’en avais justement besoin !), un vendeur de poussins, un vendeur de robes de soirées pour les quinceañeras (vous savez les fêtes des filles qui ont 15 ans – j’ai trop envie d’en voir une mais je crois qu’il faut avoir des amis de 15 ans) (ça ferait bizarre si j’avais une amie de 15 ans non ?). Yes.
Dites-moi une autre ville dans le monde où vous pouvez trouver ça dans 500 mètres carrés. Allez, je vous écoute !! Celui qui me trouve ça gagne un cactus et une selle de cheval !
Dernier point : à chaque fois que je dis que je vis ici maintenant, on me dit « mais c’est dangereux !!! ». Baaah désolée de vous décevoir mais pas tant que ça. Une fois, il était minuit et je suis rentrée à pied chez moi, c’était dans mon quartier. Evidemment j’avais peur qu’on me kidnappe mais j’ai réfléchi : si on me kidnappe c’est pour demander une rançon non ? Bah je ne crois pas qu’il y ait une couverture internationale dans les cartes SIM mexicaines. Me kidnapper, c’est dépasser leur forfait. Ça n’en vaut pas la peine ! J’ai toutefois partagé ma localisation à mon pote qui dormait tellement fort qu’on aurait pu m’emmener très loin…mais, rien ne m’est arrivé. Bien sûr, j’ai entendu des histoires un peu glauques, mais quand je vois les informations en France, je me dis que finalement je ne suis pas si mal !!! Faites attention à vous !
En revanche, je dois quand même vous donner un avis sincère. Il n’y a pas que des avis positifs sur ce pays ! On devrait pouvoir mettre des commentaires sous chaque pays sur Google Maps.
« France : pue le fromage coulant, gens un peu « fresas », bonne ambiance pendant l’été mais dommage, y’a pas la clim. »
« Mexique : du piment dans tous les aliments, dit qu’il ne parle pas espagnol, ambiance décontractée surtout les dimanches et si tu sais danser. »
Et voilà, je me suis encore éparpillée.
Revenons à nos tacos : ce qui me déplait au Mexique, et spécifiquement chez les Mexicains, c’est que ce sont de grosses poucaves (= balances, rapporte-paquets, mouchards, cafteurs). Une fois, pendant la récréation où chaque prof est en charge de sa classe, mes petits étaient descendus avant moi parce qu’il me fallait absolument manger ma pomme. Or, je l’avais oublié dans mon sac. Le temps que j’aille chercher ma petite pomme, mes cons de gosse s’étaient suspendus comme des chimpanzés aux cages de foot. Et alors, y’a une autre prof Mexicaine qui – au lieu de bouger son cul et de dire à mes gosses de descendre de la cage de foot – a pris une photo depuis son banc, l’a envoyé à la DRH, la DRH l’a transmis au coordo et le coordo est venu me chercher pour me gronder. Les gars, ils seraient tombés de la cage et se seraient ouverts la tête qu’elle serait encore en train de choisir le meilleur angle pour la photo. Et tout ça pour une pomme !
Aussi, dans les magasins, ils mettent en photo les voleurs. C’est tellement des poucaves qu’ils font des groupes Facebook où ils dénoncent toutes les personnes qui les ont traumatisées. J’avoue qu’on devrait faire ça en France mais surtout pour dénoncer les exs toxiques, ça en ferait gagner du temps !
De plus, les Mexicains, enfin pas tous, ils ont tendance à ne pas dire la vérité. Le « non » semble un mot interdit. Tu invites quelqu’un à une fête, il te regarde droit dans les yeux et il te dit « oui je viendrais ». Et le jour même de la fête, il ne vient pas, il ne prévient pas, et tu le recroises le lendemain sans qu’il donne d’excuses, comme s’il avait eu une amnésie partielle. Ou il te dit « je vais te donner ça demain ». Et le lendemain, y’a rien, le surlendemain non plus. La semaine d’après toujours rien, et voilà ça fait plus d’un mois qu’on attend des promesses qui ne seront peut-être jamais assouvies. Du coup, ça j’avoue ça me dégoûte un peu, je trouve ça très impoli.
Mais, comme je n’ai toujours pas réalisé tous mes objectifs mexicains (aller à une quinceañera, apprendre à faire de la tequila, parler le mexicain, apprendre à danser la quebradita, me faire offrir un concert de mariachis…), j’ai donc décidé de rester ici une année de plus !
Je sais : il y a des évènements très durs à vivre, qui donnent envie de rentrer chez ses parents et de dormir pendant des jours avec sa licorne en peluche, qui donnent envie de rester chez soi, de connaitre moins de choses et moins de gens, pour ne pas souffrir quand ils s’en vont… mais c’est justement pour eux qu’il faut vivre plus fort…
Rencontrer plus de personnes, donner le plus d’amour possible – aux tiens mais aussi aux inconnus -, découvrir la beauté du monde, danser des danses bizarres, manger des plats saugrenus,… il faut exploiter tout le potentiel de la vie du lundi au samedi, afin de pouvoir dominguear avec les gens qu’on aime le reste de sa vie <3
Apapachos <3<3<3
PS : Papa, je sais que tu as eu du mal avec « XD » la dernière fois, alors je t’explique que <3 ça représente un cœur si tu penches la tête sur le côté droit. De rien.
















Franchement, Papalote tu peux le placer souvent !
Déjà, quand tu chantes la chanson « ou t’es ? papalote ? Où t’es ? Papalote ? Ou t’es, où t’es ? »
Ensuite, tu peux renomer ton père en Lote (ou tout autre personne de type masculin, plus âgé que toi d’au moins 15 ans, qui pourrait se définir comme « papa » ) – lote, je trouve que c’est un joli surnom.
Après, je suis sûre que si tu parles poisson avec tes amigos, ils pourraient comprendre la blague d’un papa lote. (C’est l’histoire d’un papa lote dans un bateau de pêche… Tu connais la suite ?)
Enfin, tu peux juste sautiller en cadence (attention quand même, ça reste physique et un peu cardio) et dire à tue tête et sur un rythme qui te conviendra le moment venu : papalote, papalote, papalote, papalote, papalote, papalote, papalote (attention quand même à ne pas le dire trop de fois auquel cas, ta langue fourchera peut être et le son deviendra mamasardine).
Pour finir, tu peux acheter un Papalote et le dire à tout le monde que tu croises dans la rue (et m’envoyer un photo)
Voilà, c’était gratos, j’espère que ça te servira dans les 12 prochains mois.
Apapachos Bob !
(Ils aiment vraiment les papas ici ! – est-ce que Apapachos, ça pourrait pas être un toast porté en levant nos verres : A papa Chos ! )
En tout cas ce mot a également l’avantage de t’avoir donné une montagne d’inspiration mon Bob !!
Je connais pas la suite de la blague sur les poissons, il faudra qu’on la travaille ensemble.
En attendant, GO acheter un papalote !!!! Toujours mieux qu’un papacito…
Je crois que tu as oublié la mention « placement de produit » parce que j’espère bien que le Mexique te rémunère pour tes bons et loyaux services envers ce pays! Calientepatata l’influenceuse Mexique number one!
Les français qui disent que le Mexique c’est dangereux ils ont jamais pris le métro à Paris à Barbes en pleine journée je crois ……………….. faut pas s’étonner que des personnes déménagent en Auvergne après avoir vécu ça.
Le peuple apprend que tu restes au Mexique et réclame un prochain article pour tout connaître de tes futures activités professionnelles!!! Hurry up girl.
oui tu as raison, ça serait sympa que le Mexique me rende enfin tout ce qu’il me doit !! Et en autre monnaie qu’avec du piment dans chaque nourriture !
Mdrr toi tu as des traumas de Parisienne qui vaudraient également un blog XD
Soon soon, vous saurez tout !!
Tu me donnes envie de venir au Mexique
Tu vas encore nous manquer pendant un an alors n’oublie pas de nous raconter tes aventures
bises
Juju
Et oui, c’est pour ça que je reste au Mexique, pour raconter plus d’aventures !! Et t’attendre, bien évidemment 🙂