Les Equatoriens que je rencontre pour la première fois adorent me poser cette question : « alors tu as visité quoi en Equateur ? » ! A chaque fois, cela me renvoie à l’image de mes dimanches où ma seule préoccupation est de dormir 10 heures, histoire de récupérer de mes semaines de folie. Le truc c’est que comme je me couche chaque samedi à 5h du mat, vous comprendrez que mes dimanches sont vite passés.
Je me dis que j’ai le temps de visiter parce que je suis censée rester 2 ans, mais je suis bien restée 2 ans en Oman et à force de prendre le temps, finalement j’ai toujours visité les mêmes choses… Quel gâchis ! Alors au mois de février, j’ai décidé de sacrifier un peu mon goût pour la fête afin d’aller visiter des trucs, et avoir autre chose à vous raconter que mes soirées débauche. Même si c’est super fun non ?
Pour cela, j’ai décidé de m’incruster à une sortie moto-club de mon coloc, sauf que je n’ai pas de moto ! Heureusement, il connait également des gens avec des voitures, ce qui me permet de partir en voiture avec mes deux potes français et le conducteur, un équatorien qu’on appelle « Crazy D ». « Crazy », ça veut dire « fou » pour ceux qui ont séché les cours d’anglais de Raimondi. Je demande « mais pourquoi on l’appelle Crazy D. ? ». Personne ne me répond. Néanmoins, deux informations me reviennent en mémoire : j’ai rencontré cette personne en soirée et la seule question qu’il m’a posé c’est « tu veux de la cocaïne ? » (ne t’inquiètes pas maman j’ai refusé, je sais bien que je suis assez pénible comme ça). La deuxième info que j’ai eue sur lui, après son prénom, c’est qu’il a un piercing au pénis ! Donc pourquoi je demande plus de détails en fait ? Ces deux infos ne suffisaient pas pour justifier son prénom ? Breeeef ! Je me dis qu’il ne peut pas être fou tous les jours ! Il doit bien être normal les dimanches !?
9h, heure de la rencontre. C’est l’heure du petit-déjeuner : j’achète des croissants à tout le monde, Crazy D nous achète…des bières. Bon, sûrement une coutume locale ! On part direction Otavalo, le plus grand marché local de l’Equateur, peut-être même de l’Amérique du Sud – mais bon ça, je n’en suis pas sûre (il faudrait que je visite chaque marché de chaque pays, que je compte les mètres, que je fasse un tableau Excel de comparaison, etc. trop de boulot !). Les motards friment et veulent qu’on passe dans la route « qui n’est pas pour les touristes ». Ça nous rajoute deux heures de route ! Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour des motards !! Mais au final, ça passe crème, on s’arrête dans des bourgades paumées pour goûter de la liqueur de mandarine, on voit qu’ils vendent des insectes à manger mais je ne me sens pas assez audacieuse pour goûter, on visite une église très très vieille… style roman ? néo-classique ? Non : style Docteur Quinn ! Haha. Puis on reprend la route et là, le drame : on se perd. Je remarque que les motards sont tous les mêmes finalement. Hihi. On atterrit dans un petit chemin de campagne bien paumé, bien boueux. En voiture ça va, Crazy D s’amuse à faire des petits dérapages, il est tout content ! Pendant que moi, j’essaie de ne pas vomir mes croissants. Par contre, pour nos amis en moto, ça devient très laborieux.
On arrive enfin à Otavalo. C’est tout mignon, ils parlent en « quechua » ! Le seul mot que je connais en quechua c’est « Tupac », ça veut dire « monsieur ». Cocasse ! Puis, on mange un truc local dont je ne me souviens plus du nom et que je n’ai pas pris en photo donc est-ce que vous allez me croire ?!?
Après, on va au marché. Ah bin c’est fini l’heure du marché. On a fait le tour du marché le plus grand du continent en dix minutes. On est rapides.
Pour ne pas rentrer frustrés, on va à Peguche, un bled à quelques kilomètres pour voir une cascade. A ce moment-là, on n’a toujours pas retrouvé les motards, qui sont coincés dans la gadoue. Ce sera donc une journée du moto-club sans motard. Soit. Plus rien ne m’étonne.
On arrive à Peguche, un havre de paix en pleine nature : des chutes qui font du bruit et des touristes qui se prennent en photo, évidemment. Sauf que Crazy D gâche mes photos parce qu’il est allé se baigner sous la cascade (c’est le seul à faire ça) et il ressurgit juste derrière moi quand je suis au max de mon photo-génisme. Ça se dit ? Je ne lui en veux pas parce que vu qu’il a bu huit bières depuis 9h10 je me dis que ce petit rafraichissement lui fait du bien. Et c’est vrai ! Ensuite, il est temps de rentrer à Quito parce qu’il veut regarder le Super Bowl. On passe devant un temple en pierres et Crazy D me dit que c’est là où ils sacrifiaient les vierges à l’époque. C’est pas vrai mais je l’ai cru comme un lapin de 6 semaines avec mon cerveau de touriste ! Ok, donc même les dimanches il est bête.
Sur le parking, on retrouve les motards qui viennent juste d’arriver. Ils ont des têtes de personnes qui ont vraiment soufferts. Bichettes. On n’a pas le temps de les consoler, on rentre enfin à Quito. « Enfin » c’est un bien grand mot, puisqu’on se tape les bouchons et qu’on met 4h à rentrer. Vraiment cool cette petite sortie : 8h de voiture pour 3h30 de sortie ! Mon fessier nous dit merci.












très belles photos, il y en a une où l’on dirais qu’il y a le feu derrière toi. Tes découvertes du territoire sont toujours remplies de surprises, cela fait leur charme. Prochain défi : trouver une sortie où tout se passe normalement…. 😉😅Dans ce pays cela n’a pas l’air d’une évidence . Sinon, en France le printemps arrive à grands pas et les vilains virus continus à nous pourrir la vie , entre covid et grippe nos cœurs balancent. Moi j’ai choisis covid, ou plutôt il m’a choisi ,je suis gâtée ,juste au moment de mes vacances avec michou😰. Il faut rester optimiste , je me rattraperais plus tard.
Les garçons vont bien, hier c’était la saint patrick et tous l’on bien arrosé. Lucas a trouvé son appartement à Valence et aussi une équipe de choc de joyeux lurons. Je pense qu’il est comme toi, ce n’est pas le travail qui le fatigue (je suis mauvaise langue)🤪c’est pas bien.
Donc continue bien tes explorations du pays, cela permet aussi de nous faire voyager.
Gros bisous et continue à prendre soin de toi. A très vite.
Merci Tata Gigi !!! Désolée d’apprendre que tu as chopé le virus, tu aurais pu être plus originale et choper la varicelle !! Haha moi aussi j’aimerais faire une sortie normale…mais la normalité a un autre sens ici ! Tes garçons aussi ont l’air de vivre des aventures, profite XD