Capítulo diecisiete : Vamos aux Galápagogos (1/2)

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06/06/2022
7 min de lecture

Après des mois intensifs de travail, j’ai enfin l’autorisation de prendre une semaine de vacances. Vu que c’est rare, on en profite pour faire un méga trip avec mes deux copines folles direction les îles Galapagos !!

Vous savez, ces îles dont on parle que sur Arte et qu’il faut chercher sur Google Maps pour savoir où elles se trouvent, et bin elles font partie de l’Equateur ! Les Anglais ont failli les piquer mais impossible pour eux de battre les Supers Equatoriens, nouvelle espèce de super-héros de petite taille.

Les îles Galapagos sont à 2h en avion de Quito, avec 1h de décalage horaire. On atterrit sur une île complètement paumée où il n’y a absolument rien à part l’aéroport. On est déjà contentes de sortir de l’avion et de voir qu’il fait quelques degrés de plus qu’à Quito, ville maudite où il ne fait jamais plus de 12 degrés (j’exagère mais bon en tout cas il pleut beaucoup trop). On nous annonce que l’aéroport est l’un des plus respectueux de l’environnement, un peu ironique quand on sait à quel point polluent les avions…mais bon on est trop absorbées par la présence d’un iguane sur le tarmac pour réfléchir plus profondément à ce paradoxe.

Une bonne et une mauvaise nouvelle nous attendent à l’aéroport. La bonne : vu qu’on a des visas de résident, on paie l’entrée au parc national des îles Galapagos 6 dollars au lieu de…100. C’était la même chose pour l’avion, si tu es touriste tu paies environ 200 dollars de plus que les locaux et les étrangers avec un visa de résident. C’était donc le parfait moment pour les visiter ! La mauvaise : deux de nos trois valises doivent être fouillées parce que les chiens ont reniflé quelque chose de louche. Je me vois déjà visiter mes deux potes en prison prises sous les ailes des mamas de la drogue parce qu’elles ont un accent trop mignon. Faut que j’arrête les séries moi ! Finalement, ils nous les rendent après n’avoir rien trouvé d’intéressant. Un chien allergique aux Françaises sûrement.

Alors comme il n’y a rien sur cette île, forcément on doit aller sur une autre. Le trajet pour changer d’île est autant long que de venir de Quito. Il faut prendre un bus, plus un petit bateau, plus un autre bus. Je dis aux filles « j’espère qu’on fera une journée bateau », si j’avais su tout ce qui allait se passer, je n’aurais jamais dit ça… Il est 16h et nous n’avons toujours pas mangé. L’estomac sur les talons (qu’est-ce que j’aime les expressions françaises) on cherche un petit restau pas cher. Vu que l’eau coûte 2 dollars de plus qu’à Quito, on craint un peu le coût des repas ici, vu les taux d’importation. Je vous donne une astuce économique pour les repas sur une île : manger du poisson ! Vous n’y avez jamais pensé n’est-ce pas ?

Première promenade à Puerto Ayora, sur l’île Santa Cruz. On voit déjà des animaux dont on tombe immédiatement amoureuses, mais on ne sait pas si ce sont des phoques ou des otaries. Il faudrait un Shazam mais pour les animaux. Je vais breveter l’idée. On apprend qu’en espagnol ils s’appellent « lobos del mar », c’est-à-dire loup de mer, mais qu’en anglais c’est « sealion », donc « lions de mer ». Faudrait se mettre d’accord les gars ! On voit aussi des crabes multicolores énormes, de nouveau des iguanes puants et des oiseaux mignons dont on ne connait pas les noms mais on fait semblant : « oh regardez, une ganaluce cendrée ! ». Non ?

Le lendemain, on va au ranch El Chato, un grand espace réservé aux tortues terrestres !! J’en avais déjà vu à Zanzibar mais c’était dans un espace restreint où elles étaient toutes entassées, là je me dis qu’elles kiffent beaucoup plus leur vie. La preuve on les voit marcher, manger, dormir, nous regarder…limite si elles dansaient la macarena je ne serais pas étonnée. On visite aussi un tunnel creusé par de la lave. Je ne sais pas pourquoi nous sommes aussi fascinées par un trou mais en tout cas on s’éclate.

L’après-midi on s’éclate beaucoup moins. On a prévu d’aller sur l’île Isabela, à 2h en bateau. Déjà, on apprend que ça coûte 30 dollars, et qu’il faut prendre un bateau pour aller dans le bateau, amarré beaucoup trop loin du port. Ensuite, normalement moi qui adore le bateau, je déchante très vite : la mer est agitée comme des collégiens qui viennent d’avoir le brevet et s’apprêtent à vivre 2 mois de vacances. Décidément, les bateaux en Equateur ça ne me fait pas du bien, je me souviens encore de celui de Puerto Lopez où j’étais malade, mais avant de le prendre. Là, c’est le bateau qui me rend malade, il y a des vagues énormissimes ! Je regarde une meuf qui dort, je me dis « comment elle fait ? », je pense à mon frère marin, je me dis « comment il fait ? ». Et ces mystères ne tranquillisent pas mon estomac : je vomis en toute humilité. Le gars du bateau me dit « relaxe, relaxe » ! Mais débile c’est la mer qui doit se relaxer, moi j’étais tranquille à la base !!

On arrive enfin à Isabela et heureusement, 2 choses me permettent de me remettre de mes émotions : une sieste dans un hamac et des churros. C’est fou comme ma bonne humeur tient à peu de choses !

Le lendemain, on découvre l’île de jour. C’est très mignon, très île de Ré mais toujours avec des animaux originaux. Après une bonne nuit et un brunch, on décide d’activer le mode « vacances » pour de vrai. Au programme : vélo et playa ! Enfin ! Je n’ai pas ramené ma valise de 17 kilos avec 5 maillots de bain pour 6 jours pour rien quand même… La balade à vélo est trop sympa, on s’arrête toutes les 15 minutes pour voir des trucs : un lac rose où il y ait censé avoir des flamants roses (on en voit 2), des plages avec des iguanes, des plages avec des mangroves, des tortues qui font marche arrière,… mais le temps passe et nous ne sommes toujours pas allées à la plage et nous n’avons toujours pas atteints le lieu qu’on est censés voir : « el muro de las lagrimas », ce qui veut dire « le mur des larmes ».  Notre esprit de paresseuses et de génération Internet nous pousse à faire un truc que nos grands-parents n’auraient jamais pu faire : regarder sur Internet à quoi ressemble le mur des larmes pour voir si ça vaut vraiment le coup. Bin non. C’est juste un mur qui a été créé par des prisonniers pour les punir. Pas du tout dans le mood « vacances », pas du tout Instagrammable, alors on fait demi-tour. La nature nous punit à son tour pour ne pas être allé jusqu’au bout des 9km et le vent se lève. Il fait désormais trop froid pour aller à la plage. On passe au plan B : la siesta ! Puis soirée tranquillou. Après avoir tant travaillé, j’ai envie de vacances reposantes et faire la fête ne me branche même plus. Que m’arrive-t ’il ? Qui suis-je ? Qu’a fait de moi l’Equateur ?

 

Une adulte qui boit du vin et vomit des crevettes. Chouette !

 

Je vais vous laisser sur ça, et je vous raconterai le reste semaine prochaine !!

Commentaires

Calientepépésituations

J’adore la comparaison avec les collégiens ! Mme Rouchouse approuve cette figure de style j’en suis certaine!

calientepatata

Chaque jour je m’inspire d’elle…Mme Rouchouze, ma muse.

Caliente😜Guignolo

Salut Sarah…On est 2 alors moi aussi je comprends pas comment ils font les marins… Et je comprends ta détresse . À part ça le reste semble au top 😉Profite en bien, et évite les bateaux… ⛵

calientepatata

ça va être un peu compliqué d’éviter les bateaux vu qu’on est dans un archipel XD

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